La tradition de la collaboration laïcs-religieux à l’Assomption, par le P. d’Alzon

Dans son livre Le Père d’Alzon au jour le jour, le P. Jean-Paul Périer-Muzet rapporte, à la date du 7 janvier, un extrait de la Règle de l’Association des maîtres du collège de Nîmes (27 décembre 1845).

Les associés se partagent en deux classes: ceux qui vivent dans la maison, ceux qui sont en dehors et qui même sont mariés. Les uns et les autres doivent prendre autant que possible l’esprit de la vie religieuse. Ils doivent se considérer comme des religieux au milieu du monde, non par leurs vêtements, mais par leurs mœurs; non par certaines pratiques plus ou moins acceptables de tous, mais par leurs vertus.

Les associés vivant dans le monde doivent comprendre à quels dangers leur ferveur est exposée par le contact continuel avec le monde, pour lequel Jésus-Christ n’a pas prié (1), et ils en concluront la nécessité de l’humilité, de la défiance de leurs forces; comme aussi des chutes qu’ils pourront faire leur inspireront un plus grand mépris d’eux-mêmes, lorsqu’ils sont seuls, mais une plus grande confiance en Dieu, en qui nous pouvons tout, et une plus grande reconnaissance envers sa bonté qui les soutient par le secours qu’ils trouvent dans la compagnie de leur Frères, selon cette expression du Saint-Esprit : frater qui adjuvatur a fratre quasi civitas firma (2).

(1) Décalque de Jn 17, 9 b (prière de Jésus pour ses disciples).

(2) Citation de Pr 18, 19: « Un frère qui est aidé par son frère est comme une citadelle fortifiée » (version de la Vulgate). Le terme d’alliance est aujourd’hui préféré à celui de « collaboration » pour évoquer les liens laïcs-reldigieux.

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