À Nîmes, la foi d’Augustin et du P. d’Alzon

Temps très printanier à Nîmes, rue Séguier, ce samedi 9 mars après-midi pour accueillir les ami(e)s des sœurs, des frères et des laïcs assomptionnistes pour un temps de partage en cette Année de la Foi autour de Luc demandant au Seigneur d’augmenter en nous la foi.

Près d’une cinquantaine de personnes se sont retrouvées pour écouter Sœur Claire, oblate de l’Assomption, nous détailler la Foi chez saint Augustin et le Père d’Alzon. Foi qui même si elle est un héritage familial doit se cultiver, se nourrir par les Écritures, par les rencontres mais doit aussi être défendue, dynamisée à l’exemple de saint Augustin et du Père d’Alzon que rien n’effrayait pour porter la Bonne Nouvelle en utilisant les moyens de leurs temps. Et en ayant en permanence à l’esprit que la démarche de foi est toujours ecclésiale : nous ne sommes pas chrétiens tout seuls.

Pour mieux  s’en rendre compte, le P. Michel Carrière a invité les participants à cette rencontre à partager en petits groupes d’une dizaine de personne autour de notre foi et de son enracinement, des moments qui ont pu l’ébranler et comment et avec qui nous la partageons.

Pour éclairer nos échanges, Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église, avec son intervention, a apporté des points de repères pour notre foi aujourd’hui.

Il ne faut pas se voiler la face, des éléments d’inquiétude existent, même dans le monde de la presse dite chrétienne tout le monde n’est pas à même de décrypter un tableau ayant pour sujet un épisode de la Bible, des atteintes à la catholicité des personnes se développent, un sentiment de « cathophobie » pointe son nez…

Heureusement des zones de lumières sont là avec le nombre de plus en plus important de bénévoles au sein des paroisses, l’œcuménisme est plus que jamais au centre des conversations, sous le vocable de catholiques il y a chrétiens et nos frères orthodoxes, protestants attestent eux aussi de la présence du Christ, les relations entre les hommes et les femmes de bonne volonté existent, ne les perdons pas de vue.

Mais, comme l’a souligné Karem Bustica, pour que tout cela ne soit pas vain, il faut toujours revenir au Christ, ne pas avoir peur d’investir les relations communautaires du milieu ecclésial et enfin rendre témoignage de façon crédible de nos actions sans pour autant le crier sur toutes les places publiques.

Tous ces éléments ne peuvent se faire sans un retour vers soi à travers le Père, en prenant des temps de silence, des moments de pause, en devenant plus familier des Saintes Ecritures, en prenant un temps même petit pour aider à la paroisse, lieu où je rencontre, croise des personnes qui ne sont pas de mon milieu professionnel, amical, en n’oubliant pas le dimanche car à écouter les sondages, un catholique est dit pratiquant quand il va à la messe une fois par mois ! en réhabilitant la charité, en réhabilitant tout simplement l’homme. Ces éléments ne doivent pas faire oublier la vocation de tout laïc, Vatican II a bien insisté sur la place de la majorité des Catholiques qui composent l’Eglise et en ce temps de conclave ou post conclave, où sont-ils ?

C’est avec toutes ces remarques, interrogations que nous sommes présentés devant le Seigneur pour rendre grâce lors de l’Eucharistie pour la foi reçue, partagée, cultivée, transmise et à toujours et encore recevoir, partager, cultiver et transmettre… en disant tout simplement qu’« il est grand le mystère de la foi ».

Merci à toutes et à tous pour ce temps vécu en toute amitié.

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