UEA à Strasbourg, cœur de dialogue

UEA StrasbourgDébutée par une visite guidée du Parlement européen où nous suivons en direct une session de jeunes européens dialoguant de l’actuel problème crucial de leur entrée dans le monde du travail, l’UEA se clôt par une soirée avec une astrophysicienne sur le thème du « dialogue avec l’Univers », dialogue à la fois universel et intime à chaque être humain, puisqu’il interpelle notre croyance quant à la genèse de l’Univers et l’origine de la Vie.

Strasbourg, ville frontière dans une région historiquement très perturbée -la visite guidée de la cathédrale et du musée de Tomi Ungerer nous l’ont bien rappelé-, mais qui a tout autant déployé des passerelles de dialogue inédites.

1) Dialogue analysé rétrospectivement au cours d’une vie de prêtre alsacien, ancré sur ses terres, qui a mis en lumière l’essence même de cet échange ; qui dit dialogue, dit « crisis », car aux frontières de la raison d’exister. L’Alsace, un temps, est repliée sur elle-même, ni française ni allemande, craint les non-alsaciens. On entend encore parler « des Français de l’intérieur » pour parler de ceux qui ne sont pas d’ici.

2) Dans le même temps, dialogue inter-religieux : catholiques, protestants, juifs et collectivités locales travaillent ensemble depuis que le Concordat est en place (1801). Il est question d’ouvrir les lois concordataires à l’Islam, le dialogue est en cours, pas plus facile pour l’inter-religieux que pour l’Islam lui-même. « Concordat dit de séparation », il protège la laïcité, encourage l’œcuménisme et le dialogue inter-religieux et favorise les relations avec les autorités publiques.

3) Passerelle de dialogue dans les cliniques confessionnelles très nombreuses à Strasbourg et en Alsace, où l’urgence de l’apaisement d’une souffrance spirituelle des malades sollicite les aumôniers des différentes religions à intervenir dans la plus grande collaboration possible. L’attention portée aux malades est dialogue qui peut être sans mots, ou en très peu de mots, dans la vérité, consoler sans mentir sur l’avenir, le toucher, pour n’être pas mort avant d’être mort, dans le plus grand respect et donc la connaissance des cultures de chacun.

4) Le dialogue et l’Europe en pleine construction et évolution : la qualité des intervenants dans la table ronde, dont 2 représentants de l’association DECERE (“DE” pour démocratie, “CE” pour construction européenne, “RE” pour religions), Monsieur J.C. Ploquin et le journaliste Jacques Fortier, nous a éclairés à la fois sur les difficultés et les enjeux positifs des projets et réalisations à plus ou moins long terme : apprendre que les choses sont prises en compte dans les sphères décisionnaires, que des gens se battent pour que les dossiers avancent, que la conclusion ait été non pas de supprimer le Concordat, mais de l’étendre à la France tout entière est très positif.

Strasbourg, cœur de dialogue, ville des paradoxes, terre de saveurs. Nous avons partagé le goût et les senteurs du marché de Noël, été surpris par les lumières et la gaieté de la ville, par son attention aussi aux plus démunis avec le marché au cœur de la ville, réservé aux associations humanitaires et caritatives.

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