"Laudato Si" en partage à Juvisy

Juvisy_fevrier_2016A la communauté de Juvisy, ce samedi 20 février 2016, nous étions trois novices, un jeune en visite, deux religieux et dix laïcs assomptionnistes réunis pour une nouvelle rencontre de réflexion et de partage. Nous avons poursuivi notre étude de l’encyclique du pape François, “Laudato Si”, en abordant le 5ème chapitre : “Quelques lignes d’orientation ou d’action”.

Une laïque, Marie-Agnès, nous en a présenté les principaux axes, puis nous avons eu un échange riche de nos origines diversifiées: Côte d’Ivoire, Congo Brazzaville, République Démocratique du Congo, Vietnam et France. Chacun a mis en avant des atteintes à l’environnement dans son pays et, par là, des atteintes à l’équité alimentaire et à la justice, entraînant, avec les guerres qui s’ensuivent, des flux migratoires alarmants.

Ont été cités : « des déforestations massives des grandes forêts, poumon de l’Afrique », « les brûlis pour la chasse aux gros gibiers », « l’accaparement des terres de petits producteurs de café au Vietnam », « la pêche à l’explosif dans les rivières », « le manque de soin de l’eau », « les détournements de fonds par corruption », « la surconsommation en France et dans les autres pays riches. ».

Nous avons aussi exprimé des signes d’espoir dans les différents lieux connus par notre assemblée. Au Congo et en Côte d’Ivoire, des paysans gardent par choix leurs modes de culture transmises à travers les générations. En France, les AMAP et autres types d’achat directement aux producteurs avec l’émergence d’une décroissance durable. Dans des îles polynésiennes comme Rapa, une pêche durable et solidaire ou Rahui. Au Vietnam, par endroits, refus de la mécanisation de la récolte du riz pour préserver le travail des populations locales, viviers à poissons dans les marchés pour éviter la congélation, recours à l’énergie solaire pour obtenir de la lumière.

Nous avons ensuite réfléchi aux liens possibles entre la dimension politique nécessaire de l’écologie (locale, internationale et mondiale) et nos comportements individuels. Sommes-nous en mesure d’avoir, à notre petit niveau, un impact d’ordre politique ? Dans cette perspective, nous avons parlé d’une proposition qui nous est faite par la dynamique Chrétiens Unis pour la terre de vivre la beauté d’un Carême 2016 à travers un chemin sans viande et sans poisson qui, s’il perdurait et s’étendait même partiellement, s’il passait de l’individuel au collectif, pourrait apporter une solution pérenne à la malnutrition. Nous avons exprimé la nécessité de vivre dans une simplicité observée, pour la plupart, chez nos grands-parents, devenus des modèles d’écologie solidaire. Nous nous sommes transmis une belle prière, avant de partager un repas simple et fraternel.

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