Que représente l'engagement pour nous ?

Samedi 22 avril 2017, à la communauté de Juvisy, après une célébration Eucharistique largement ouverte aux voisins du quartier, suivi d’un repas partagé, nous nous sommes retrouvés pour réfléchir sur le thème de l’ engagement.

Avec le P. Patrick aa et F. Pavel aa, nous étions treize laï(c)ques de Juvisy et Évry : Françoise, Gérard, Jeanne, Bénédicte, Marie-Cécile, Marie-Agnès, Antoinette, Martine, Raymond, Michèle, Céline, Lilian et Bernard. Les trois novices partis en stage dans les communautés de Bucarest, Nîmes et Lille, le supérieur au Vietnam, un frère au Conseil de Province, un autre à une rencontre ACI, les laïcs excusés, nous ont manqué… mais nous les sentions en Communion.

A cette question, “Que représente l’engagement pour nous ?”, voici quelques-unes de nos réponses :

* C’est un investissement à plein temps : “Que ton OUI soit Oui” Matthieu 5-37.
* C’est donner de soi pour les autres, donner tout ce qui nous tient à cœur, en actes et en idées. C’est quelque chose d’entier.
* Il y a forcément un vis-à-vis, à commencer par l’ engagement dans l’alliance assomptionniste. Il existe donc une réciprocité, cela engage les deux parties.
* C’est un acte public, que l’on ne fait pas seul dans sa chambre.
* C’est se donner complètement dans la durée, pas pour un ou deux ans.
* Avant, je faisais des choses naturellement dans l’Église, comme la préparation au baptême ; cela coulait de source. Ce terme “engagement” me gênait, je n’en voyais pas la nécessité. L’an dernier, on m’a donné une lettre de mission. Ça y est, j’ai mieux compris, j’ai fait un pas.
* Je ne me suis jamais vraiment engagée. Je ne me suis jamais mariée, mais quand je m’engage en Amitié cela dure 50 ans. Le catéchuménat, ça fait 10 ans que j’y suis.
* Quand on est engagés, on est pas au-dessus : l’humilité va avec.
* Le fondateur de l’Assomption, Emmanuel d’Alzon, voulait faire beaucoup de choses, il avait de l’énergie, mais à son époque, chaque chose prenait du temps. Aujourd’hui, tout se fait dans l’immédiateté ; comment ne pas se disperser partout et savoir où soi-même, on est vraiment?
* Les vœux religieux, c’est s’engager à une vie communautaire dans une famille qui a son Esprit commun, son histoire, mais cela s’incarne dans des choses précises très différentes pour chacun. On accepte d’être là où on sera nommés.
* Pour moi, l’engagement c’est un don.
* Je me sens un peu canard boiteux. Je ne me suis jamais vraiment engagée, je suis célibataire ; mais en m’impliquant dans le catéchuménat, dans un groupe d’amis, dans les liens familiaux, je suis un peu un cordon de liaison. Avec des SMS, des mails, des visites, je porte des nouvelles, je fais du lien.
* Cela a été dur de m’engager comme laïque assomptionniste, mais j’ai tellement été accueillie comme dans une famille ! Je dis “Oui” avant, je mesure après. J’ai besoin d’être guidée dans ce groupe qui représente une famille.
* Je me suis engagé dans le mariage ; nous avons divorcé. Il faut de l’humilité dans l’engagement ! L’homme est faible. Un engagement absolu c’est difficile à tenir. Cela ne peut se vivre sans la Présence de l’Esprit dans notre Vie.
* C’est désirer travailler à l’Avènement du royaume en s’en remettant au Seigneur. A l’engagement, je relie deux paroles de l’Évangile “Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et toutes choses vous seront données par surcroît” Matthieu 6-33 avec une nécessité de discernement permanent “Car lequel d’entre vous , s’il veut bâtir une tour ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer” Luc 14-28.
* Un engagement moral personnel fort pour une œuvre, dans la durée et sans engagement public, cela existe aussi.
* Les engagements qui ont le plus compté dans ma vie sont ceux qui ont une dimension sacrée : la confirmation, la promesse de chef scout, le mariage, l’engagement dans l’alliance aa.
* Recevoir de Dieu une famille spirituelle est un Cadeau : comment ne pas dire “Oui” malgré les objections qui apparaissent ?
* La dimension qui compte le plus au sein de mon engagement dans l’alliance est la solidarité : une vocation initiale ?
* Nous choisissons assez peu dans notre vie, étant cernés par des agents d influence. Peut- être l’engagement est il un vrai moment de liberté ?
* C’est passer de l’avoir à l’être.
* C’est ce qui donne le plus de sens à notre vie. On aura pas vécu pour rien.
* S’engager, c’est témoigner.
* En ce moment, je n’ ai plus d’engagements avec regret, tristesse… mais je fais Confiance à la Providence ; c’ est elle qui m’a donnée l’Essentiel. Ces épreuves traversées, ce sont peut-être un cadeau du ciel pour nous aider à progresser ?
* S’engager, c’est être soi-même.
* On passe son temps à trancher… trancher, c’est souvent renoncer. Dans l’engagement, nous devons être libres de dire “non” ; c’ est une tension vitale.
* Ce qui est important, c’est l’Esprit qui te porte c’est pas ce que tu fais.
* On s’engage avec nos enfants, on a des parents ; cela prend énormément de nous.
* C’est un choix qui dure longtemps, une dynamique qui nécessite de l’huile de coude, des efforts, avec aussi de grandes Joies. C’est plus la réponse à ce qui se passe dans le cœur, qui rumine, qui prend les tripes, qui remue les entrailles, c’est le Christ qui bouge en moi. D’où ça vient ? Est-ce un appel ? Je n’ai jamais ressenti d’appels, mais j’ai senti “ça” qui bougeait en moi.
* Il y a des choses qui me titillent en ce moment : le problème des réfugiés, les gens qui meurent en Méditerranée. Le cœur, ce n’est pas un mauvais organe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.