Rencontre du 24 mai 2018 à l’auberge Adveniat (Paris – 75)

La fin du mois de mai se profile ! Comme chaque semaine à l’auberge Adveniat, une soirée est réservée pour prier avec le chapelet.

Ce jeudi, nous sommes heureux de nous retrouver autour de Notre Dame de Salut, Elle qui veille sur l’Assomption et les pèlerinages. Elle a sa place d’honneur ici dans la chapelle et séduit par son sourire d’où émanent accueil et compréhension. Cette soirée débute par la méditation du chapelet avec les mystères glorieux. En plusieurs langues, nous nous adressons à la Vierge Marie. L’aspect international des assomptionnistes est une réalité que nous vivons aussi dans la prière.

L’eucharistie fait suite, présidée par le père Nicolas Potteau et concélébrée avec les pères Marie-Bernard Kientz et Waweru Gichuki. Une trentaine de personnes sont rassemblées et prient avec ferveur. Puis, comme à chaque rencontre, la convivialité est au rendez-vous : profitant d’une belle soirée printanière, des tables sont dressées dans le jardin autour d’un buffet bien garni.

Place enfin à la conférence : le père Vincent Cabanac, directeur du Pèlerinage National, nous révèle l’histoire de cette statue présente ici depuis la fin du 19e siècle. La communauté assomptionniste a débuté ici en 1860 dans une petite maison de bois acquise par le père Emmanuel d’Alzon, fondateur des assomptionnistes. Le quartier, à cette époque, n’avait aucune commune mesure avec ce qu’il est aujourd’hui. Il y avait beaucoup de champs et peu de maisons.

La fin du 19e siècle fut une période historiquement troublée et c’est dans ce contexte que les pèlerinages connurent un renouveau. Dans cette même maison, en 1872, l’association Notre Dame de Salut prend naissance. Nous n’oublions pas que les apparitions de Marie à Bernadette à Lourdes en 1858 constituèrent un événement insolite. Quatre années furent nécessaires à la reconnaissance de cet événement qui nécessita l’accessibilité à la grotte, lieu plus ou moins abandonné avant ces apparitions.

Face à la baisse préoccupante de la foi et de la pratique religieuse, cette association fut considérée comme un rempart permettant de veiller aux besoins spirituels des chrétiens.1873 fut une date importante puisque les assomptionnistes furent les premiers à conduire des pèlerins tant valides que malades à Lourdes. Les Petites Sœurs de l’Assomption dont le fondateur le père Etienne Pernet vivait en communauté rue François 1er, furent des piliers de ces pèlerinages. S’y associèrent des laïcs se mettant à la disposition des pèlerins. Ils furent regroupés autour de l’Hospitalité Notre Dame de Salut dont la création en 1880 se fit sous la protection de Notre Dame de Salut. Notre Dame de Salut est devenue la protectrice des pèlerinages. Elle veille aussi sur Bayard Presse, cette œuvre de presse qui contribua de façon importante au développement des pèlerinages. « Pèlerin » crée en 1873, ce magazine des pèlerins et plus tard « La Croix » furent des appuis puissants. A partir de 1882, les pèlerinages en Terre Sainte furent des évènements marquants, preuve d’une foi profonde tant les conditions étaient difficiles pour parvenir en bateau à Jérusalem.
Notre Dame de Salut, cette mère qui porte un enfant dans ses bras, a donné des forces à ceux qui étaient faibles et elle continue aujourd’hui.

Face à son auditoire qu’il tint en haleine, le père Vincent a conclu sa conférence en nous faisant prendre conscience comment une intuition spirituelle peut déplacer des montagnes.
La soirée s’est terminée autour de Notre Dame de Salut par une prière mariale pleine de piété.

 

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