Sœur Paul-Hélène, témoin dé la tendresse de Dieu en Algérie

« Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église » (Col 1, 24).

Citation retenue par Sr. Paul-Hélène lors d’une retraite en 1959.

Dans la perspective de la béatification des 19 martyrs d’Algérie, le 8 décembre 2018, le père Jean-François Petit, aa, maître de conférences habilité en philosophie et professeur à l’Institut catholique de Paris, a effectué une recherche archivistique sur sœur Paul-Hélène, Petite sœur de l’Assomption (PSA), d’après ses Carnets et Notes. Ces documents dont l’accès est désormais disponible aux archives de sa congrégation, offrent, explique-t-il, « un espace de compréhension nouveau de la logique du don de la vie des martyrs d’Algérie ».

Sœur Paul-Hélène de Gethsémani (1927-1994) est entrée chez les PSA en 1952 après des études de physique et un début de vie professionnelle dans un laboratoire de recherche industrielle. En 1963, un an après l’indépendance du pays, elle est envoyée comme infirmière à Alger. Elle le restera jusqu’en 1984 avec un intermède de dix ans au Maroc et en Tunisie. Elle vivait dans la Casbah d’Alger et à Belcourt avec cinq autres sœurs. Restée fidèle à son engagement jusqu’au bout, souligne dans son introduction le père Jean-François Petit, « sœur Paul-Hélène est généralement considérée comme la “première” des martyrs d’Algérie, avant le frère Henri Vergès, tous deux assassinés le 8 mai 1994 dans la bibliothèque où ils travaillaient ». De cette vie entièrement donnée, poursuit-il, « nous voudrions livrer quelques éléments de l’évolution spirituelle » (essentiellement d’après ses Carnets).

Le père Jean-François Petit présente donc, en une dizaine de chapitres, le parcours de vie de sœur Paul-Hélène, de son premier envoi missionnaire au Maghreb à l’aboutissement d’une vie totalement offerte tout en soulignant les fondements de son parcours spirituel. Pour longtemps, écrit-il en conclusion de sa recherche, le témoignage de sœur Paul-Hélène « devrait contribuer à approfondir le sens du charisme du “Règne de Dieu” propre à la famille de l’Assomption alors que celle-ci cherche à redéfinir son insertion dans le monde en contexte d’internationalité et d’interculturalité ».

  • Cliquez-ici pour lire le dossier complet par le père Jean-François Petit, aa dans la Documentation Catholique.

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