retour du Togo de Bernard Franot

LeN nILe Père Benoit Bigard m’ avait demandé si j’étais partant pour aller au Togo donner aux novices une session comparable à celle que je donne en France depuis une dizaine d’années. J’y suis allé, voici quelques échos de ce séjour.

J’ arrive à l’aéroport de Lomé, la Capitale. Comme annoncé par mail, c’est Lucas, prêtre de la communauté du noviciat qui vient m’accueillir. Je ne connais pas son visage, il ne connait pas le mien!… Il n’a pas le temps de sortir la feuille sur laquelle il a écrit mon nom, déjà je vois qu’il porte une croix sur laquelle trois lettres sont gravées : ART alors plus de doute, tu es Lucas, tu es Bernard. Rien de plus simple pour reconnaître un frère à quelques milliers de kilomètres.

Après un petit tour au marché, en route pour Sokodé, 340 kms au nord, par une route qui pourrait être belle si ce n’était ces maudits trous en forme de nids de poule, d’un bon mètre de diamètre. Lucas est prudent, tout se passe bien.

A  Sokodé, 21 jeunes m’attendent, Novices et postulants AA, postulantes Orantes et postulants de St André de Pelte qui se sont joints à nous. Ils sont pleins d’enthousiasme et de générosité, des pleines corbeilles d’attentes à ramasser après les rencontres.

Alors c’est un bain de jouvence, dans lequel je me retrempe, comme j’aime le faire de temps à autre; rafraîchissement de la prière communautaire, 4 fois par jour, méditation et Eucharistie quotidienne.

Ensuite, proposition d’un cheminement pédagogique, à ces jeunes avides de découvertes et de savoir. Alors ils puisent à cette source dont il surestiment la quantité disponible et la qualité. Ils pensent qu’un psychologue, qui plus est, avec l’expérience de l’âge, est surement un sage qui peut répondre à toutes leurs questions et leurs plus intimes interrogations. Ils  interrogent en permanence, pendant ou entre les sessions, en groupe ou sur une demande d’entretien individuel, des dizaines de questions…

Mais nous savons bien que nos réponses sont partielles ,incertaines et souvent provisoires.Quant à l’expérience la seule valable est celle qu’il feront eux même.Chacun apportera alors sa réponse personnelle à ses propres questions .

Au total, je suis allé, j’ai rencontré, écouté et accompagné au mieux de mon possible, puis j’ai confié à l’amour du PÈRE, le soin de faire le reste.

J’ai donné un peu, j’ai reçu beaucoup, en découverte de cette différence qui est la grande richesse à préserver ; différence de cultures, d’expression de cette foi que nous partageons. La bonne nouvelle est annoncée et célébrée par des chants, des couleurs, des danses, des représentations multiples en un merveilleux kaléidoscope des dons de Dieu.

Notre église par son universalité, bénéficie de ce trésor de diversité que nous redécouvrons à chaque fois que nous sortons de notre petit hexagone magnifique mais limité. Seigneur, préserve-nous de l’uniformité.

Comme toujours en Assomption, j’ai retrouvé, à Sokodé, une véritable fraternité vécue, quasiment palpable, dans la chaleur des échanges, l’authenticité des dialogues et les nombreuses petites attentions.

 

Encore un superbe moment…A la fin de la messe dominicale célébrée dans l’église paroissiale bien pleine, le Père Vincent, supérieur de la communauté, m’a présenté à l’assemblée comme laïc de l’Alliance Assomptionniste. Il a redit son souhait de voir naître en cette paroisse, un groupe de Laïcs cheminant avec les Assomptionnistes. Ils a invité ceux qui voulaient poser des questions, à me retrouver sur le parvis. Trois personnes sont venues. Je pense que Vincent verra bientôt son vœux exaucé.

 

A tous ceux qui ont permis cette rencontre un très grand MERCI,

Bernard Franot, Laïc de l’Alliance Assomptionniste.

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