CONVOQUES PAR LE TRIPLE AMOUR…

   La communauté et les laïcs de Juvisy accueillait ce samedi 16 février le groupe d’Evry. C’était le Triple Amour qui nous rassemblait, conviction centrale de la spiritualité du Père d’Alzon, consolidée à partir de 1868.

   Il était important pour les participants de mettre des mots sur ce que signifiait chacun de ces trois amours. Ils l’ont fait en notant successivement sur trois nappes de papier ce qu’évoquait pour eux l’Amour du Christ, l’Amour de l’Eglise et celui de Marie. Pas forcément d’ordre à suivre, puisque le Christ nous est donné par Marie, et il nous donne l’Eglise donc chaque groupe allait d’une table à l’autre, sans construction théologique a priori. Les nappes ont ainsi recueilli cette diversité des expériences, des histoires de vie qui racontent chacune à leur façon l’amour de Jésus, la relation parfois perturbée à l’Eglise, l’émerveillement devant Marie. Une belle brassée de mots qui pourront commencer à faire des phrases.

   La célébration permettait déjà de dire tant de choses en commun, avec la musique d’au-delà des mots. L’Evangile nous a ensuite remis en mémoire l’affaire de la  multiplication des pains ; confiance en Celui qui nous invite, efficacité sacramentelle… L’abondance du don de Dieu a ensuite fait merveille pendant le repas partagé. On ne sait pas combien de corbeilles il restait, mais ce n’était pas Cana : le vin rouge a manqué. Sagesse de la règle communautaire pour rester disponible aux interventions de l’après-midi.

   Dimension missionnaire de l’Assomption : deux présentations nous ont conduits en Roumanie, avec la mission d’Orient (Nathalie et Bora) et au Togo dans  le centre de formation des novices à Sokodé (Bernard). L’ouverture internationale était assurée dès le matin avec la participation des étudiants de la communauté qui se sont glissés entre les tables tournantes du triple amour.

   Il faudrait un compte rendu plus détaillé pour  entrer dans la circularité des trois amours telle que la synthèse de Jean-François l’a présentée. Marie donne sa vie pour que naisse Jésus, qui donne la sienne pour que naisse l’Eglise. Deux pépites parmi toutes celles distribuées pour la  route : « Nous devons à Jésus Christ et à l’Eglise notre fidélité, notre amour et notre vie ». Et ce rappel : « le baptisé est  prêtre, prophète et roi. » Décidément, tout va par trois.

Pierre DURAND

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