Règle de vie des Augustins de l'Assomption

« Quand Dieu voit son peuple voit son peuple dans le besoin, il appelle des hommes. Il leur donne la grâce de sentir, d’aimer comme Lui. Et la force d’entreprendre. Il les appelle et Il les envoie… Emmanuel d’Alzon est un de ces hommes… Sa passion pour la venue du Royaume de Dieu, sa passion pour Jésus-Christ et pour tout ce que Jésus-Christ aime, il se sent poussé à les partager avec des frères… À Noël 1845, dans le collège de l’Assomption, à Nîmes, il fonde la première Communauté assomptionniste… Il la met à l’école de saint Augustin pour l’expérience de Dieu, l’amour de l’Église et le service de l’homme dans la vérité, l’unité, la charité… Avant toute chose, il invite ses religieux à « chercher le Règne de Jésus-Christ en nous en autour de nous ». En 1855, il écrivit la première Règle de vie assomptionniste. Celle-ci, de 1983, en garde le souvenir… Celui qui veut la vivre dans l’esprit du Fondateur y trouvera un chemin d’Évangile… Elle ne cesse d’émettre des appels, à qui veut… Avec un cœur de disciples, écoutons-la . »

(Extraits de la présentation que fait le P. Hervé Stéphan, Supérieur Général de 1975 à 1987- de la Règle de Vie des Augustins des l’Assomption, datée du 21 novembre 1984)

I. L’Assomption

1. Assomptionnistes, nous sommes des religieux vivant en communauté apostolique. Fidèles à notre fondateur, le P. d’Alzon, nous nous proposons avant tout de travailler, par amour du Christ, à l’avènement du règne de Dieu en nous et autour de nous.

2. Jésus-Christ est au centre de notre vie. Nous nous engageons à le suivre dans la foi, l’espérance et la charité.
Comme lui, témoin de l’amour du Père et solidaires des hommes, le religieux assomptionniste veut être homme de foi et homme de son temps.

3. Le Christ est celui qui nous rassemble. Nous vivons en communauté suivant l’esprit de saint Augustin : « Avant tout, vivez unanimes à la maison, ayant une seule âme et un seul cœur tourné vers Dieu » (Règle I,2)

Nous cherchons une vie fraternelle faite de franchise, de cordialité, de simplicité.

Notre prière commune est celle de l’Église. La communauté y célèbre sa foi et s’ouvre à l’Esprit pour la mission.

4. La communauté assomptionniste existe pour l’avènement du Royaume. L’esprit du fondateur nous pousse à faire nôtres les grandes causes de Dieu et de l’homme, à nous porter là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu.

Nous avons à faire preuve d’audace, d’initiative et de désintéressement, dans la fidélité à l’enseignement et aux orientations de l’Église.

C’est notre manière de participer à sa vie et à sa mission.

5. Fidèles à la volonté du P. d’Alzon, nos communautés sont au service de la vérité, de l’unité et de ma charité. Ainsi, elles annoncent le Royaume.

II. Notre vie commune

« Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous, eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jn. 17, 21)

6. Appelés par le Christ, source de notre unité, nous choisissons de vivre en commun selon la règle et l’esprit de saint Augustin, en vue du Royaume.

L’avènement du Règne de Jésus-Christ pour nous et le prochain s’accomplit déjà dans notre vie commune.

Aussi dispersés que nous puissions être en raison de l’apostolat, c’est à la vie et à la mission de la communauté que nous participons.

7. La vie fraternelle est à construire tous les jours. Accueillie comme un don de Dieu, elle exige de chaque religieux une conversion quotidienne qui affermit sa propre fidélité et celle de ses frères.

Notre amour de Dieu et des hommes s’éprouve et se révèle dans la vérité de nos relations. Nul ne peut goûter la joie de cette vie sans y engager toute sa personne.

8. Nous nous acceptons différents, car Celui qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare. Il faut constamment dépasser nos divisions et nos limites pour nous retrouver dans l’accueil et le pardon.

Si nous faisons passer l’écoute bienveillante et le respect des personnes avant les divergences d’opinion et les distinctions d’origine, d’âge, de mentalité ou de santé, notre diversité devient richesse.

9. La vie fraternelle exige des rencontres périodiques.

Le Chapitre Local est une étape capitale dans la vie de chaque communauté.

Dans la prière, surtout dans la célébration de l’Eucharistie, la communauté refait sa force et son unité.

Dans un partage cordial et franc, favorisé par les réunions communautaires, elle recherche une vie religieuse plus fidèle et un apostolat plus ouvert aux appels de l’Église et du monde.

Les joies et les épreuves, la détente et les repas sont pour nous des occasions de resserrer nos liens dans la simplicité, selon l’esprit de famille traditionnel à l’Assomption.

Nous entourons d’une sollicitude particulière nos frères malades et âgés.

10. Il importe que la communauté se fasse accueillante, tout en respectant les lieux réservés à ses membres pour sauvegarder l’intimité qui leur est nécessaire.

Elle se veut solidaire des autres communautés et maintient toujours vivant son sens de l’Eglise, en qui s’édifie toute communion fraternelle.

11. Diverses sont nos responsabilités et nos fonctions. Toutes demandent à être exercées dans un esprit de service et de charité.

Le supérieur veille à l’animation de la communauté; il porte une attention particulière aux personnes et garantit la liberté de chacun et l’unité entre tous.

12. Vécue ainsi, notre vie commune favorise l’accomplissement de la vocation de chaque religieux.
Dans un monde divisé, elle témoigne que le Christ est vivant au milieu de nous et fait notre unité pour l’annonce de l’Évangile.

III. Notre vie de service apostolique

« Allez donc: de toutes les nations faites des disciples. » (Mt. 28,19)

13. L’apostolat de notre congrégation insère nos communautés dans la mission de l’Église: rassembler tous les hommes dans le peuple de Dieu. Notre devise : « Que ton Règne vienne » nous incite à travailler à l’avènement du Règne du Christ en nous et dans le monde.

Comme le Père l’a envoyé, le Christ nous envoie, avec la promesse de son Esprit, servir nos frères par la proclamation de l’Évangile.

14. Nos communautés veulent partager les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de leur temps, surtout des pauvres et de tous « ceux qui ont faim et soif de justice » (Mt. 5,6).

Solidaires de leurs aspirations et de leurs efforts, nous participons à l’avènement d’un monde plus juste et plus fraternel.

15. Nous choisissons, dans les limites de nos possibilités, les engagements qui répondent effectivement aux nécessités d’aujourd’hui et à l’esprit de l’Assomption.

16. Nous travaillons à l’édification de l’Église par l’annonce de Jésus-Christ. Nous privilégions l’éducation de la foi, la formation de laïcs responsables, l’éveil et le soutien des vocations chrétiennes, particulièrement des vocations religieuses et sacerdotales.

L’annonce de Jésus-Christ est inséparable de la promotion de tout l’homme dans la justice, l’amour et l’unité.

Toute nos activités seront animées d’un esprit doctrinal, social, œcuménique.

17. Nous tenons à rester fidèles aux grandes orientations de l’Eglise, en communion avec le Pape, le Collège épiscopal et l’Église locale.

Nous collaborons d’une manière franche et désintéressée avec tous ceux qui sont engagés dans l’évangélisation.

18. Depuis les origines, notre apostolat s’est réalisé sous des formes variées, notamment: l’enseignement « entendu dans le sens le plus large du terme », les études, les moyens de communication sociale, les pèlerinages, l’œcuménisme, le ministère paroissial, les mouvements apostoliques de laïcs, les œuvres sociales, le service de jeunes Églises…

Selon la vocation propre de l’Assomption, nous avons sans cesse à nous rendre disponibles et capables d’invention.

19. La communauté, par la qualité de sa vie et de son action, témoigne de la Bonne Nouvelle. Bien portants ou malades, jeunes ou âgés, nous partageons avec nos frères cette mission apostolique, chacun selon sa vocation et sa situation.

20. Notre vocation missionnaire nous appelle à nous faire « tout à tous ». Cette disponibilité requiert particulièrement:

  • l’ouverture d’esprit et de coeur aux valeurs culturelles, sociales, religieuses des différents milieux humains;
  • la volonté de recevoir autant que de donner, dans l’estime et le respect mutuel;
  • un souci de formation, de compétence et d’adaptation;
  • un effort d’initiative et d’invention;
  • le zèle, l’amour du travail, la franchise et l’audace.

21. Nous vérifierons régulièrement la qualité de notre service apostolique et nous étudierons les choix et les adaptations nécessaires.

Nos préférences et nos aptitudes personnelles seront prises en compte mais toujours confrontées aux orientations et priorités des communautés ainsi qu’aux appels de l’Institut.

22. Notre prière personnelle et communautaire accueille et célèbre l’action de Dieu dans la vie des hommes. Nous implorons son pardon pour les refus aux appels de l’Esprit. Nous y ravivons notre espérance pour être des témoins du Christ «jusqu’à ce qu’Il vienne».

IV. Notre profession religieuse

« Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph. 1,21)

23. Dans un monde où nous partageons la recherche et l’effort des hommes pour devenir pleinement hommes, nous reconnaissons en Jésus-Christ l’homme parfait et nous trouvons en Dieu notre plus forte raison de vivre et d’agir.

De tous, il veut faire son peuple, ses amis, ses fils.

Il nous a personnellement rencontrés pour accomplir avec nous et par nous son dessein de présences aux hommes et de communion avec eux.

24. Nous sommes appelés à suivre radicalement le Christ sur les chemins de l’Evangile. Sous l’action de l’Esprit et à l’exemple de Marie, nous choisissons de risquer notre vie dans l’aventure de la rencontre de Dieu.

Notre consécration religieuse, épanouissement des richesses de notre baptême, nous incite à croître sans cesse dans la foi, l’espérance et l’amour.

25. Par l’engagement de notre vie religieuse, nous voulons répondre à cette vocation et à ses exigences évangéliques, selon le don du Seigneur.
Par les voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance, témoignant de notre foi en Jésus-Christ, nous entendons rappeler le sens dernier des réalités humaines et nous faire serviteurs du Royaume.

Pauvreté

26. Dans un monde où l’attachement aux biens matériels et leur injuste répartition sont sources de division et de haine, nous témoignons que Dieu est notre vraie richesse et nous veut solidaires des pauvres.

Assumant notre part de travail au milieu des hommes, nous voulons participer à la promotion des personnes et des peuples en vue du Royaume.

27. Conscients de notre responsabilité de chrétiens, nous nous engageons à vivre la pauvreté selon l’Évangile.

Le Christ nous invite à mettre notre confiance dans le Père qui donne la terre à tous. Il veut que les hommes la partagent entre eux, car tous sont frères.

C’est pour nous un appel à partager ce que nous sommes et ce que nous avons pour le service des autres.

Cela exige un vrai détachement de toute forme de possession pour parvenir à une plus grande liberté intérieure et nous mettre du côté des pauvres et des opprimés.

28. Par le vœu de pauvreté, nous nous engageons à renoncer au droit d’user et de disposer de biens appréciables à prix d’argent sans la permission du Supérieur légitime.

Nous choisissons également de mettre en commun nos talents et nos ressources, de nous astreindre au travail et de mener une vie modeste et simple.

Dans ce même esprit de détachement nous pouvons renoncer définitivement à nos biens patrimoniaux.

La communauté donne à chacun ce dont il a besoin.

29. Chacun est responsable, pour sa part, de la condition économique de la communauté. L’information mutuelle, la participation active aux décisions et le partage des tâches sont une obligation pour tous.

30. L’esprit de pauvreté impose aux communautés et à l’Institut d’éviter tout ce qui ne répond pas aux nécessités d’une vie sobre et de notre apostolat. Nous nous laisserons interpeller par ceux d’entre nous qui vivent avec les plus pauvres.

31. Le partage des biens doit s’étendre aux autres communautés, à ceux qui sont dans le besoin, à ceux qui s’organisent en vue d’un monde plus juste, car la pauvreté, dans sa dimension sociale et internationale, nous appelle à être attentifs et présents aux problèmes collectifs de la vie des hommes.

32. Chaque communauté témoigne ainsi de la valeur relative des biens terrestres et tend à établir parmi les hommes le Royaume du justice et de paix.

Chasteté

33. Créé pour aimé et être aimé, l’homme réalise sa vocation d’amour sous de multiples formes.
A la suite du Christ, totalement au service du Père, nous choisissons le célibat en vue du Royaume. Nous orientons vers Dieu tout l’amour que nous pouvons donner et recevoir.

34. Notre vie est ainsi vouée au service de l’Évangile et de nos frères. Loin de nous replier stérilement sur nous-mêmes, notre célibat doit nous ouvrir aux autres.
Vécu dans l’accueil de l’autre et le don de soi, il manifeste le sens profond de l’amour humain et sa vocation dernière.

35. Ce don de nous-mêmes à Dieu et aux autres nous rend libres; il nous dispose à la vie fraternelle et à l’apostolat.
Plus nous aimerons comme le Christ, plus nous pourrons vivre, sous son regard, nos relations humaines et plus nous serons sensibles aux joies, aux souffrances et aux inquiétudes des hommes.

36. Conscients du renoncement radical et de la part de solitude qu’il comporte, mais confiants dans le Seigneur qui donne force à notre faiblesse, nous nous engageons par voeu à vivre le célibat pour le Royaume dans la chasteté parfaite qu’exige le don total de nous-mêmes au Christ.

37. La fidélité à cet engagement exige une éducation humaine et spirituelle. Elle suppose intimité avec le Christ, mais aussi prudence, maîtrise de soi, équilibre de vie, sagesse dans l’usage des moyens de communication sociale.
Attentifs à la vocation de chacun, nous veillerons à entretenir dans nos communautés une vie vraiment fraternelle, faite d’amitié, d’écoute, de délicatesse, de soutien et de pardon.

38. Notre célibat, vécu dans la sérénité et la joie, est signe du Royaume en annonçant le jour « où Dieu sera tout en tous ».

Obéissance

39. La solidarité et la dépendance mutuelle sont pour tout homme la voie de sa libération et de son achèvement.

L’Évangile nous invite à assumer ces liens dans la soumission au Père et l’amour fraternel. A la volonté de puissance et au repliement égoïste, il oppose l’attention aux petits et le service des autres.

Ainsi, face aux asservissements et aux indifférences coupables, nous cherchons à témoigner de la véritable liberté dans l’Esprit. « Appelés à la liberté » nous désirons « nous mettre au service les uns des autres par la charité » (Gal 5,13).

40. Notre obéissance s’enracine dans celle du Christ. Sa fidélité au Père et l’amour des hommes l’ont conduit au don total de lui-même. Venu pour servir, il s’est fait obéissant jusqu’à la mort.

41. Par le vœu d’obéissance, nous offrons de manière radicale notre volonté à Dieu et nous nous engageons à obéir à nos Supérieurs légitimes en tout ce qui concerne la Règle de Vie. Cette obéissance, qui nous unit étroitement à l’Église, nous la devons aussi au Souverain Pontife.

A l’écoute de l’Esprit, de l’Église et du monde, nous cherchons ensemble à discerner l’appel de Dieu dans notre communauté, dans la vie des hommes et les événements.

42. Tous cheminement en quête de la volonté du Père dans un climat de liberté et de franchise, de confiance et de collaboration, d’initiative et de coresponsabilité.

Le Supérieur est le frère qui aide la communauté locale, provinciale et générale, à se construire ainsi jour après jour.

Il rappelle à ses frères les convictions et les décisions de la communauté, de la Province ou de l’Institut.

Il provoque parfois à une fidélité plus exigeante à l’Évangile.

Au terme d’une recherche commune, ou d’un dialogue personnel, avec l’autorité qui lui revient de par sa fonction, il rend à tous le service de la décision selon les Constitutions.

43. Vécue dans la foi et la prière, l’obéissance nous ouvre à Dieu et aux hommes. Elle convertit peu à peu notre penchant à la domination en volonté de service et de promotion d’autrui. Elle manifeste notre foi et notre disponibilité à la volonté du Père.

Elle est ainsi signe du Royaume.

V. Notre vie de prière

« Seigneur, apprends-nous à prier ! » (Lc 11,1)

44. Comme le P. d’Alzon, homme de foi, nous reconnaissons la nécessité de la prière. Elle nous ouvre à l’action de Dieu. Elle est la source toujours renouvelée de notre action apostolique.

45. Par la fidélité à l’Evangile dans nos choix, dans notre travail quotidien, dans notre ouverture aux autres et notre disponibilité devant les événements, notre vie toute entière, sous l’action de l’Esprit-Saint, devient rencontre de Dieu.

46. Elle s’exprime en louange au Père pour la révélation de son amour et en action de grâce pour ce qu’il fait pour nous et dans les hommes. Elle nous conduit aussi à demander, pour le monde et pour nous, son pardon et la force d’accomplir sa volonté.

En retour, la prière nous obtient l’intimité filiale avec Dieu, vigueur dans la foi et générosité dans l’action.

47. Notre vie de prière se nourrit de la parole de Dieu, particulièrement dans la méditation de la Sainte Écriture, la célébration de l’Office divin et l’action liturgique.

L’Eucharistie en est le centre.

La communion au Corps du Christ nous presse de vivre dans l’amour fraternel et de servir l’unité des hommes.

Par la réception fréquente du sacrement de pénitence nous nous ouvrons au pardon de Dieu et nous participons ainsi plus pleinement au mystère pascal.

48. Après le Christ, notre unique médiateur, la Vierge Marie tient dans notre prière une place privilégiée, comme Mère du Seigneur et son humble servante en son dessein rédempteur.

Avec elle nous contemplons les mystères du Verbe incarné, particulièrement dans la prière du Rosaire.

49. Nos grandes intentions sont celles de l’Église. Nous portons aussi le souci de nos frères vivants, puisque le lien de la communauté nous unit plus étroitement à eux, et celui de nos frères défunts pour lesquels nous offrons fidèlement les prières prescrites à leur intention.

50. Notre prière met en question notre vie à la lumière de l’Évangile. Nous avons à nous demander comment notre vie passe dans notre prière et comment notre prière agit dans notre vie et celle de la communauté.

51. La prière est difficile pour tous. Elle entraîne dans une lutte pour que l’expérience de Dieu éclaire en permanence notre regard sur le monde. Elle exige une discipline de vie, personnelle et communautaire, qui nous garde attentifs aux appels de l’Esprit.

52. Chaque religieux doit pouvoir compter sur ses frères pour trouver avec eux des conditions favorables à la prière: recueillement, soutien mutuel, lieu adapté, esprit de liberté et de créativité.

53. En Chapitre local, les religieux détermineront le rythme et les formes de prière communautaire, particulièrement: la liturgie quotidienne des Heures (de préférence Laudes et Vêpres), l’Eucharistie communautaire, les temps de retraite et de silence qui conviennent le mieux.

Tous en portent la responsabilité.

54. Chaque religieux est responsable d’organiser selon sa sensibilité spirituelle son programme de prière personnelle.

Il déterminera des moments réguliers de ressourcement spirituel, et spécialement celui de la retraite annuelle.

Il prévoira pour chaque jour :

  • la participation à l’Eucharistie,
  • la célébration de l’Office divin,
  • au moins trente minutes d’oraison,
  • et un temps d’adoration du Saint-Sacrement.

Nous nous souviendrons que « la contemplation et l’action sont unies pour nous dans un même but: servir à l’extension du Règne de Jésus-Christ ». (Directoire, Écrits spirituels, p. 79).